Mercredi 8 juillet 2009 3 08 /07 /Juil /2009 15:25

 

 

 

 

 

 


  Les amants

 

 

 

 

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Il se passe quelque chose, en ce moment des dessins pour certains sont plus paisibles, plus légers aussi, ma fille m'a dit mais maman que t'arrrive-tu tu dessines l'amour !  (sourire) Un beau jour c'est l'éveil.... Mais la ce n'est pas l'amour, mais le chagrin, la souffrance....

 

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Par Anne - Publié dans : Quelques mots
Mardi 5 octobre 2010 2 05 /10 /Oct /2010 19:06

 

 

 

 

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Certains jours 

 

Certains jours nous paraissent trop sombres

On déambule un peu paumés

Cherchant l’étincelle, l’éclat qui redore

notre horizon bouché.

L’esprit humain, drôle de machine

trop vite s’enlise, alors que la ligne,

devant nous dessine le bord du chemin.

Aveugle au soleil factice, de ce jour d’automne

je ne vois que du gris un rien monotone.

J’aimerais pouvoir dire, je t’aime,

mais comment tourner ces mots…

Ils sont pour moi, l’absolu…

J’aimerais pouvoir dire, regarde la plaine ;

les tons verts se noient dans la lumière sereine.

Partager cette vision verdoyante,

avant l’or d’octobre et la nuit de novembre.

Il est si facile de se sentir mélancolique,

fin d’été docile, je plis le dos et rechigne

face au crachin, petits pleurs de nuages

si peu intime. Terrible désillusion.

Mais je me redresse,  reprends ma plume

La trempe dans l’encre noire.

Pattes de mouches sur le buvard

Je gratte, je gratte et je m’écaille.

 

Anne 2010

© AMSR 

Par Anne - Publié dans : Quelques mots
Mercredi 10 novembre 2010 3 10 /11 /Nov /2010 22:11

 

 

 

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Qu’il est dur ce chemin se dit l'homme.

Les cailloux blessent mes pieds.

Mais ou vais-je ainsi ?

Je marche depuis trop longtemps, j'ai l'impression d'avoir bu.

Il n'en est rien, juste une impression, la boisson me serait amère à la gorge, je ne garde aucune trace à l'esprit d'une telle absorption.

Ais-je donc dormi ?

Sentiment d'oubli. Je n'ai plus de repère.
Un rire, une voix, le velours d'une peau, je ne trouve plus dans ma mémoire que ces bribes d'images qui me reviennent par à coup.

Mais quel homme suis-je ? Pour marcher ainsi dans la nuit qui s'annonce.

Mais quel esprit rebelle pour me laisser partir, suivre ce songe, si réel.

Je me perds, plus de repères, je me perds.

L'on m'a pourtant parlé d'un bateau, une barque fantôme au grès des vents.
On le dit ivre de rires, ivre de joie, ivre des chants des matelots, ivre de fêtes, ivre des mots qui y coulent à flots.

Mais ou donc est-il ?

La rive tout près ? Mais que diantre aucune barque à l'horizon.

Un bateau, le bateau de tous mes délires, mes dérives qui sait.

Ohé matelots dit la chanson, Ohé du bateau mais pas d'écho.

Ce bateau serait mon obsession, la cave, la soute emplie de poison, les mots d'amour perdus, les mots d'amour enfuis, qui en larmes déchues, ont dégringolées, la.

Rien à l'horizon, dirait le marin, rien, que la poussière qui brûle mes yeux.

Larmes d'enfer me dis je avec un soupir.

Mais ou vais-je ainsi ? Mon esprit tourbillonne.

Marmite en folie, brouet de sorcière, fumées et Valkyrie.

Je danse, la fatigue est si dense, je crache la soif ardente, mais nul élixir pour apaiser mon palais.

Je cherche ma reine, celle dont mes veines pleurent encore, et démêle l'écheveau, soie et dentelles, me disait madame Javeau.

Mais où donc est ce bateau ?
Fumée et oripeaux, fumée est ma cervelle, qui cherche se démène, et désespère encore !

A la taverne ce soir, ivre de fatigue, l'homme savates, effondré, le souffle rauque, passera la nuit sans songe, et sans espoir.

Mais ou donc est passé ce bateau ?
Tournera sans fin dans sa caboche.
Le drôle de bonhomme perdu au fil de ses pas.

Désespoir.

Effondré, l'homme, la bouche amère, cherchant ses larmes, cherchant son rêve.

A la taverne…

Madame Javeau fuit dans son esprit, et toi, oh la douce, la reine de ses nuits, douce la peau de nacre sur les lèvres caresse.

Une nuit sans rêves, demain sans trêves.

Et, toujours la.

Demain toujours de fatigue et de joie, il ira ici et un peu la, le ventre tordu, des poèmes non dits, les tripes à l'air, d'un bateau défendu.

Il cherchera, longue est la route.

Mais comme le dit la chanson, ohé, ohé matelots, il trouvera sans doute.

Éveil tendu, les reins fourbus, le foin, parfum de la couche enivrante, les yeux gonflés, cherchent chagrins, l'espoir perdu d'un bateau lointain.

Amer le café en ce matin brumeux ou ses pas nouveaux d'une brune journée poursuivront son errance d'un bateau rêvé.

Son cerveau fume, l'obsession s'aggrave, mais ou donc vais-je poursuivre mes pas ? Se dit-il tout bas, mais ou donc vais-je accoster ici bas.

Mon cœur en partance cherche sans fin, l'ancre du navire, le pont accueillant, odeurs de cire, et de rimes d'antan.

Oh ma mie, ou donc es-tu partie, oh tes baisers, au réveil d'une douce journée.

Je ne suis qu'abruti de mes songes perdus, je ne suis plus qu'un zombie pour une nuit encore.

Bateau rêve, bateau délire, bateau, bateau, bateau…

Mon dieu qu'il serait bon d'accoster, qu'il serait bon de voyager, ainsi au grès des flots.

Le vent perdrait sa détresse, sur mon visage cuit aux intempéries, le vent devient ma maîtresse, aux nuits folles et puis l'oubli.

Fatigue, lassitude, dos douleur, oh mon pauvre corps, dos fusion des pas aux pierres griffues.

Il marche tel est son destin, il marche et frappe son chagrin.

Oh ami, viens à moi.

Une buvette, une nuit d'été, la bière amère au palais, m'enivrait et le son d'une musique, flonflons désuets, en fond de rires sur ton visage éclairé.

Je t'aimais, mais je ne le disais pas, l'indifférence feinte, sur ma face de rat, je t'aimais, moi l'homme sans grâce, l'homme savates des nuits perdues.

Oh mon amour !

Je me suis égaré à ce jeu trouble de vil ami, que nulle patrie, n'a jamais retenu.
Je me suis perdu et toi mon aimée, je n'ai plus que mes pas, l'illusion de ma vie.

La chanson me trahit, pas de matelot, ohé crie mon cœur, du bateau, du bateau !

Ma belle se cache, et moi je cherche, d'un pas perdu, son rire, j'efface...

Je t'aime, je t'aimais, je ne sais plus.

Je t'aime dirait la chanson.

La mouette en rire me nargue, je touche la fin de mon errance, mais je ne trouve qu'un ponton abandonné, le bateau déjà reparti.

Oh dieu, pourquoi m'avoir ainsi laissé sur une route sans nuages ?

Le vent furieux fouette mon visage, face à l'infini de la mer sans mirage.
Je suis la tout simplement je plonge, regard, eau dans l'onde marine, je plonge d'écume et ressac.

Mon corps dérive doucement sur les flots.

Bateau, bateau, bateau, doucement mon cerveau, bateau, bateau, bateau, ma vision, mon rivage.

Je ne suis plus qu'un voile étendu sur ces flots, un voile porteur de tous ces mots.
Oh toi l'aimée dont la peau sur ma peau, en caresses, a laissé l'empreinte des gestes avortés.
Je ne suis plus qu'esprit qui se cherche et l'oubli...

Mais cela n'est qu'un songe, ridicule, plein de failles, un songe d'hiver, ou de matin pâle, un songe douloureux qui meurtrit mon cœur en larmes et l'inondent.

La caresse du vent, point mirage, point délire, mes cheveux en broussaille, peigne et étire.

En tailleur sur la digue, notre homme se réveille, son sommeil lourd, au soleil brûlé, l'homme triste.

Il ne sait ou ses pas vont tout bas.

Rires d'enfants dans les rues, dévalent, roulent bondissent.

Je cherche des yeux l'inconnue qui fredonne et d'un regard inquiet, un sourire me donne.
D'un rien notoire, je grandis et survis, ma main de brume, rejaillit et se tend, arc sans flèche dont aucune morsure n'est à craindre, aujourd'hui ni demain.

Poussière pourrait être mon nom, je jaillis de l'ombre, et je deviens buisson.

Homme qui es-tu ? D'où viens-tu ? Quel est ton nom ?

Homme faible qui sans fin cherche au fil du désespoir.
Homme riche d'amour et de peine, homme dont la quête se nomme éternité, homme sans visage.

Je suis toi, je suis lui, je suis moi, je suis celui qui rêve d'espace, celui qui cherche l'eau, le sel, les nuages, celui qui cherche.

Ohé ohé matelots, venez à moi sur les flots, ohé ohé matelots, ne m'abandonnez pas sur l'eau.

Faim de pain pleure mon corps, faim de chair hurle mon âme.

Oh peau de nacre, oh divine balade, que mes mains avides, en crises se grisent.

Je ne sais ou me mène cette drôle de balade, j'y laisse mes pas, j'erre d'un monde à l'autre, fort, mon cœur qui palpite.
Je ne suis plus qu'ombre, doucement qui disserte. Ma princesse endormie, mon bateau illusion.

Qu'es-ce que l'homme quand les mots n'ont plus cours.

Je voudrais être un rêve qui et sans fin m'entraîne.

Longue est la route, inutile voyage ou mes pas endormis, en cadence me portent.

Terrible est le doute, qui en moi taille à grand coup de serpette dans le vif de mon âme.

Tout est déraison, et je cherche sans fin.

Le soleil à l'horizon.

Un visage, ton visage, il est la !
Si beau, si doux il est le tendre mirage, qui doucement caresse l'espace d'un nuage.

Vision.

L'histoire est compliquée comme l'âme humaine, à chaque carrefour, je titube et je tombe, sans trouver de mains qui doucement se tendent, et me lèvent de l'ombre.

Oh soleil.

Je creuse ma tombe à chaque pas errant.
Mon linceul de soie d'or, d'argent, en mille éclats, illumine ma foi.
Mais comme pour nous tous, tel vaut ma complainte, chaque pas de sang qui s'arrache à nous, en larmes de plomb, nous raconte la plainte d'un homme perdu.

Ainsi cette errance, dérive de chaque jour, nous porte à la frontière de l'amour.

© Anne AMSR

Par Anne - Publié dans : Quelques mots
Mercredi 10 novembre 2010 3 10 /11 /Nov /2010 22:23

 

 

 

 

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Ce n’est pas la peine
De se battre contre ta veine.

Et pourtant, rien ne vient
De bien soudain.

Qu’une lueur jaune sale
Et une sacrée déveine.

Mon pauvre ami, viens.
Regarde l’horizon !

Poussière n’est pas ton nom,
Lumière serait plutôt mienne.

Avance, sens le poids de ma main
Sur ton dos, il te pousse, te bouscule.

L’élan est donné, mais c’est toi qui me tire.

Guitare en bandoulière
Sur les chemins, pauvres hères.

Nous voici de compagnie,
La sueur sur le front, les yeux fermés.

Poussière devient ton nom,
Et il est long le chemin !

Même si à l’unisson,
A deux, nous cheminons.

Et lui, un harmonica au coin des lèvres,
L’autre, croisé sur la route.

Il était une fois l’ouest,
Mais bon dieu, qu’il est dur le chemin !

Pour un simple mortel,
Que l’enfer du soleil écrase !

La gorge trop sèche, la guitare si lourde !

Musique...

Nous sommes musique, toi et moi,
Nous sommes fête dans le désert.

Boissons qui coulent à flot.

Une fille danse,
Ses longues jambes marquent la cadence.

Elle danse, légère, elle danse !
Et toi, guitare en main le troubadour.

Un baladin du désert, en plein hiver ?
Dieu qu’il fait chaud !

Elle danse, légère, elle danse
Tous suspendus à ses jambes.

Moment irréel, le temps s’arrête !
Nous regardons la fille, elle nous envoute !

Elle danse encore, belle si légère
Elle pousse la danse.

Quelque chose s’agite en moi,
Es-ce de la voir ainsi remuer
Ses seins et ses hanches ?

Es-ce de remonter ainsi
Mon regard sur ses jambes ?

Mon regard aride, desséché par les vents.

Pauvre troubadour, tu voudrais bien
Dans une grange, au foin, jouer avec la fille.

Mais la route se poursuit et l’instant s’oublie.

D’autres rêves, d’autres chimères,
Allègent et apaisent nos pas.

Longue est cette route !
Baladins du désert, qui jamais ne doutent.

Pauvres idiots qu’un rêve poursuit...

Mais ce n’est pas fini !
Il faut bien chasser l’ennui !

Porter la joie dans les baraques en bois.
.
Un vieux chien aboie, la souffrance
De la corde qui le tient prisonnier.

Lui, aussi, rêve d’une belle
Et d’un moment d’extase.

L’homme à l’harmonica
Car c’était bien lui
Que nous laissons au loin,
Vieille image de l’ouest.

Allez viens, nous sommes deux,
Deux à partager le pain et l’eau.

Deux à partager la peau douce
D’une femme, et les rêves d’une halte.

Anne 2009
AMSR

 

 

Par Anne - Publié dans : Quelques mots
Mercredi 10 novembre 2010 3 10 /11 /Nov /2010 22:26

 

 



 

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Paris gare Montparnasse
Mes pas raisonnent, déambulent.

Les corps se frôlent
Les corps se bousculent.
  

Indifférence...

Et moi, je te cherche trop solitaire,
En cette grande gare.

Je t’aime !

C’est toi que je cherche,
Chaque visage, chaque silhouette confuse,
Me parlent de toi.
 
Je te cherche, je t’aime.

J’ai tout perdu, l’écho de ta voix
La couleur de ta peau, le velours de tes lèvres.

C’est pourtant bien en cette gare,
Qu’un jour nos regards se sont croisés ?
 
Saloperie la vie qui rapproche,
Et sépare ainsi, petite chose qu’est l’amour.

Étincelle brillante trop vite éteinte.

Et moi je te cherche, dans cette gare,
Trop grande, Trop vaste.

Les « j’aurais du » hantent
ma pauvre
Cervelle stupide, les « on ne laisse pas »
Ainsi partir la lumière de l’été,
Quand elle se conjugue avec le verbe aimer.

Suis-je donc bête pour ne pas avoir su
Prolonger cette belle histoire ?

Mais non, les amours soleil
Ne durent jamais longtemps.


Ils sont comme l’hirondelle,

Ils viennent au printemps
Et repartent à l’hiver.


Les amours lumière ne brillent Jamais longtemps,
Ils sont comme la bougie, au matin soufflé, ne reste
Que du gris, ce bel éclat déjà parti.

Ainsi se répètent, saison après saison,
Les amours éphémères, qui brulent, blessent
Laissent leur marque, sur l’écho d’une gare.

Jour d’arrivée, jour de départ,
Toujours quelque part un peu de soi,

Se consume et fini, pour mieux repartir.

Je suis la à attendre, à espérer,
Miracle du printemps, Un nouveau toi,
Un nouveau moi, et pourquoi pas
Un toujours ensemble.

Anne
AMRS


 

 

Par Anne - Publié dans : Quelques mots
Mercredi 10 novembre 2010 3 10 /11 /Nov /2010 22:53

 

 

 

 

Quelques petits poèmes  ou on y trouve tristesse, colère ou souffrance.....

 

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Le monde à perdu ses ailes

 

Un oiseau sur la branche m’a dit à l’oreille
Part d’ici, file loin, il n’y a plus de place

Pour les cœurs trop tendres
Le monde durci resserre ses mailles
Les visages assombris ont perdus leurs sourires
Et moi l’âme en détresse je vais et je file
Je m’éloigne, mais pas sur un fil,
Un pied lourd un cœur marteau pour mon corps
Enclume. Oh non, simplement abrutit par ces maux
Oh non mon esprit est écho à mon âme qui larmes
Larmes armes meurtrières fusilières et désillusion
Ce monde n’est plus, oui il a perdu ses plumes,
On ne croise plus que squelettes infimes
Dernier reste de son éclat jadis
Et moi, je pleure, mes larmes fusent
Mes larmes acides corrodent détruisent
En cendre, je rends à l’éclat perdu son dernier tourment
Je hais ce monde
Je hais cette violence hypocrite gratuite
Je hais ces maux qui de mots à mots
S’enfilent colliers de perles noir charbon
Plus d’espoir
Le monde a réellement perdu ses ailes

Le 8 /08/ 2006

Pour toi frangin

 

 

 

 

 

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Noir charbon 

 

Un oiseau sur une branche m’a dit à l’oreille :
Part d’ici, file loin, il n’y a plus de place
Pour les cœurs trop tendres.

Le monde durci et resserre ses mailles.
Les visages assombris ont perdus leurs sourires.
Et moi, l’âme en détresse je vais et je file.

Je m’éloigne, mais pas sur un fil.
Je vais d’un pas lourd, mon cœur est marteau

Et mon corps enclume.

 

Je suis simplement abrutit.
Mon esprit fait écho à mon âme en larmes.
Larmes, armes meurtrières, fusilières et désillusion.


Ce monde n’est plus, il a perdu ses plumes.
On ne croise plus, que squelettes infimes.
Dernier reste d’un éclat qui fut brillant.


Je pleure, mes larmes fusent.
Mes larmes acides, corrodent détruisent.
En cendre.

 

Je rends, à l’éclat perdu, son dernier tourment.
Je hais, ce monde.

Cette violence, trop souvent hypocrite.

Je hais ces maux, qui de mots à mots.


S’enfilent, colliers de perles noires, charbon.
Plus d’espoir.
Le monde a réellement perdu ses ailes

© AMSR

 

 

 

 

 

Le royaume des muets

 

 

Au mur du silence commence le royaume des muets.

Un étrange pays, avec de drôles de personnes. 

Se taire est leur devise, porter des œillères les sécurises.

C’est un difficile pays, ou n’on ne peut guère dialoguer

Ou les mots retombent et s’écrasent comme des pierres.

 

Pauvre nous, avec notre bonne fois comme défense

Pauvre vous qui perdez la boule, car rien n’est possible

Face à ce mur, rien croyez-moi, on se sent peu de chose

Face à celui qui refuse d’entendre, qui refuse de voir.

 

©AMSR

 

 

 


Par Anne - Publié dans : Quelques mots
Mercredi 10 novembre 2010 3 10 /11 /Nov /2010 22:58

 

 

 

 

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Perd ses pas, Blanche, belle la nuit,
La dame de la tour.

Je rêvais de château hanté,
Je rêvais de maison troublée,
De nuits sombres agitées.
De maison closes.

Je rêvais...

Transistor au bouton tourné,
Le son armé d’un lointain passé,
Reviendrait à moi.

Vieux fantômes, registres diffus,
Grésillement étranges,
Voix murmurées.

Dis, toi qui m’écoute,
Ne laisse pas s’éteindre,
l'empreinte dans la pierre.

On dirait audio, cassette ou vidéo.
On dirait illusion.

Pour moi, à la nuit tombée.
Une dame blanche
Dans la tour suit sa ronde.

Je dirais fantaisie de mon esprit.
Je dirais farfadet.

Pour moi s’écrient en quelques lignes,
Musique, image gothique.

Croix de bois, croix de fer,
Pas d’enfer cette nuit.

Il n’est point de repos,
Pour l’esprit qui poursuit
Une route sinueuse,
Crénelée d’ennui.

Tout en haut de la ronde,
Chemin des soupirs,
Oh quelle douce vallée,
Ais-je donc du fuir ?

Je passe ma vie, chaque nuit qui s’écoule,
A poursuivre l'illusoire chemin de pierres et de poutres.

Une vieille maison
Dans mon cœur se consume,
Close maison, vide maison.

Dame perdue voile blanc.
Au noir se brûle.

Mais la vie, comme ce breuvage amer
et dur à avaler, reste coincé.

Ouvre la porte
De cette maison trop close,
Lève le jour car pâle, le visage de la dame.

Anne
© AMSR

Par Anne - Publié dans : Quelques mots
Mercredi 10 novembre 2010 3 10 /11 /Nov /2010 23:00

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Matins gris et mélodique

Se déverse la musique d'un jour gris
mélodique mélopée hachée note après note
mon esprit s'y perd, mon esprit s'envole
la marche est lente, le souffle calme
mais voilà que l'enchainement suivant
entraine mes doigts en une frénétique valse
je cours je vole et je repose
trois doigts sur le piano
et me revoilà suspendu au vol d'un oiseau
et me voilà perdu au regard d'un passant
ce jour la, le ciel me sourit sous son manteau gris
et je me dis : toi l'homme qui passe
toi l'oiseau la haut, suspend ton vol,
pour moi un instant...
mes yeux se détournent
il est la, je le vois, je le sens je le devine
la musique le module la musique lui donne vie
il est l'ombre ou se cache la nuit
la lumière voilée qui fuit
il est le souffle qui fait frémir
les rideaux à la fenêtre de la chambre de l'enfant
faisant naitre de terribles rêves
l'ombre qui se penche sur son sommeil
et murmure....
Mais la musique m'entraine ailleurs
mon songe perturbé par le rythme endiablé
non, je n'en veux pas, attendons le morceau suivant.
Je pourrais dire mais ou sont nos matins gris, mais
un autre homme un jour il y a fort longtemps
déposa ces mots sur une feuille blanche
Pauvres mots usés.
L'homme se forge aux mots des autres
souffle à souffle ces mots s'envolent
ils sont la ronde du monde sans fin
de l'humanité en détresse qui cherche toujours
une porte ouverte sur l'espérance.
Ah non encore non !
Trop violentes ces notes sur le clavier !
Ce jour gris est un jour de balade
j'imagine des mains légères
mais ce n'est plus un clavier qu'elles caressent
mais une joue, mais un sein, mais une hanche
l'histoire est autre
les amants ce matin gris, s'aiment malgré la pluie
la aussi des mots déjà dit mais qu'importe...
ce n'est qu'une chanson

Par Anne - Publié dans : Quelques mots
Mercredi 10 novembre 2010 3 10 /11 /Nov /2010 23:02

 

 

 

 

 

 

 

A tire d’ailes

 

Voler à tire d'ailes
Bras étirés.
Oh sombre gouvernail,
Qui perce la brume,
Et dirige l'espoir.
Larmes en folie,
Sombre tristesse,
Paupières closes.
Songe fou,
Rire,
Rires en cascades,
Chant de l'enfant
Qui pour vaincre sa peur,
Fredonne au cœur de la nuit.

 

© AMSR

 


Par Anne - Publié dans : Quelques mots
Mercredi 10 novembre 2010 3 10 /11 /Nov /2010 23:03

 

 

 

 

 

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Il est un homme que j'aime

 

 

 

 

 

Il est un homme que j'aime
je ne le connais pas je l'imagine
mes yeux le cherchent.
Il est un homme que j'aime
trouble est l'histoire
douce apaisante
pour un homme que j'aime
sans le connaitre vraiment
le cœur aime les chimères
ils les crées les inventes
de poussière il redonne la forme
d'un homme un soir aimé
sur un air de musique
il est un homme que j'aime
il est sourire il est rire
tantôt moqueur tantôt tendre
cet homme que j'aime à la nuit sombre

 

 ©AMSR 

 

 

 

 

 

Paroles

Je suspends mon
vol dit l’oiseau
léger je plane.
Sans rancune dit l’ami
mes paroles sont vérités
De ce geste certes violent
mon amour s’exprime
dit l’amant
Tiens ma haine
de ce fil je tisse
cette laine
qui sera cachemire
et Verlaine dans son antre
heureux
sombre et mortel
des mots que je n’ai pas
prononcé ici bas

 

©AMSR

 

 

Par Anne - Publié dans : Quelques mots

Présentation

  • : Anne
  • Anne
  • : peinture dessin dessins nouvelles poèmes Culture
  • : Dessiner pour moi est essentiel, comme parfois aligner quelques mots.Je dessine depuis que j'ai l'âge de tenir un crayon, J'écris aussi mais je suis incapable de travailler ce que j'écris, ça sort en général d'un jais, je suis une gribouilleuse de mots... juste des mots simples comme moi. J'ai un don depuis toujours, il me faisait peur plus maintenant, j'ai enfin compris ce que j'étais et avec cette compréhension est venue l'acceptation.
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Profil

  • Anne
  • Anne
  • IDF 93
  • peinture dessin création poésie Ecriture
  • Dessiner pour moi est essentiel, comme parfois aligner quelques mots. Je dessine depuis que j'ai l'âge de tenir un crayon. Mes dessins viennent de loin, je ne les décides jamais ils sortent de moi, je les canalises. Je suis une dessinatrice médiu

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